Guide · Entraînement

Pourquoi courir plus lentement te rend plus rapide

« Je veux devenir plus rapide, pourquoi tu me dis de ralentir ? » C'est probablement la question qu'un coach en course à pied entend le plus souvent. Voici la réponse complète.

Le paradoxe

Ce que Simon répond, chaque fois

« Il faut développer la base, la fondation. Une fois que tu as ça, tu peux ensuite développer une qualité spécifique — l'endurance, la rapidité, l'économie de course. Mais sans la base, qui est l'endurance fondamentale en zone 2, tu n'y arriveras pas. »
Simon Bonnallie · Coach certifié La Clinique du Coureur

Ce n'est pas une astuce ni une excuse pour aller moins loin. C'est une question de séquence : la vitesse, l'endurance de compétition et l'économie de course se construisent PAR-DESSUS une base aérobie. Sauter cette étape ne fait pas gagner du temps — ça plafonne les progrès plus tôt qu'il ne le faudrait.

Ce qui se passe dans le corps

La lenteur qui construit la vitesse

À allure lente, le corps sollicite majoritairement les fibres musculaires lentes et le métabolisme aérobie — celui qui utilise l'oxygène plutôt que de s'en passer. C'est ce type d'effort, répété et prolongé, qui développe la densité des mitochondries dans le muscle et la capillarisation qui les alimente en oxygène. Concrètement : la capacité à SOUTENIR un effort plus longtemps, à n'importe quelle allure.

C'est le même principe qui sous-tend l'entraînement polarisé documenté par des chercheurs comme Stephen Seiler : une grande majorité du volume à faible intensité, une petite portion à très haute intensité, et le moins possible entre les deux.

Ce qui arrive quand on ignore ça

Deux athlètes, deux façons d'apprendre la même leçon

Celui qui n'arrivait pas à se reposer

Un athlète stagnait. Il n'arrivait pas à se reposer davantage — il voulait toujours en faire plus. Le jour où il a compris pourquoi ralentir était nécessaire, tout a changé. Aujourd'hui, il adore ses easy runs.

Celui qui n'écoutait pas son corps

Un autre allait trop vite, tout le temps, sans écouter les signaux de son corps. Il a fallu que Simon le lui dise — et que sa physio et la douleur s'en mêlent — pour qu'il comprenne enfin. Il est aujourd'hui assidu, sa forme est toujours là, et même plus forte qu'avant.

Le seul vrai test

Peux-tu encore parler ?

Pas besoin d'équipement compliqué. Si tu peux tenir une conversation à phrases complètes en courant, tu es à la bonne allure. Le détail complet de cette méthode et des cinq zones d'effort est dans le guide sur la zone 2.

La partie honnête

« Je me sens tellement lent que ça me frustre »

Cette frustration est réelle, et même un coach n'y échappe pas.

« Des fois, même si je suis coach, j'aime ça pousser un peu la machine. Faut que je me parle encore — mais je connais tous les bienfaits reliés à ça. »
Simon Bonnallie

Le lien avec les résultats

C'est cette méthode qui a mené à Boston

Simon a couru son premier demi-marathon à 38 ans, sans passé sportif de compétition. Deux ans plus tard, il se qualifiait pour le marathon de Boston avec un chrono de 3 h 06 min 25 s. La méthode n'a pas changé depuis.

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Saint-Sauveur, Laurentides · Coaching à distance partout au Québec