Récit de course · 2019

Les 28 km en sentier de l'Harricana

Premier trail. Aucune stratégie, aucune expérience de la forêt, et une montée complète courue par erreur dès le premier kilomètre. Voici comment un gars de route a découvert le trail — quelques mois avant de se qualifier pour Boston.

Comment ça a commencé

Un défi accepté sans savoir ce que c'était

Simon était à une retraite de course qu'il organise avec sa coach. Cette année-là, la retraite avait reçu Kev et Kat — un couple qui détient un tas de records du monde en duo, et qui a le don de rendre n'importe quel défi contagieux. Simon et son ami Alex, deux gars qui aiment les défis, se sont inscrits sur-le-champ à l'Harricana. Sans savoir du tout ce que c'était.

C'était avant le marathon du P'tit Train du Nord, la même année — et sa toute première vraie course de trail.

L'erreur de débutant

La montagne qu'on ne court pas

« Première fois... et on fait des erreurs au début ! Comme la fameuse montée complète de la montagne dès le départ — et moi qui commence ça à la course !! Hahaha »
Simon Bonnallie

Un gars de route court une montée. C'est le réflexe. Sauf qu'en trail, la première règle non écrite, c'est qu'on marche les montées — Simon l'a apprise à la dure, dans les cent premiers mètres.

Le parcours

27,46 km, 875 m de dénivelé, du single track à perte de vue

Un parcours principalement en sentier étroit — le fameux single track — bouclé en 3 h 06. Coïncidence amusante : le même « 3 h 06 » que son futur record personnel au marathon, quelques mois plus tard. Le froid était de la partie, tempéré par les petits feux que l'organisation avait disposés le long du parcours pour réchauffer les coureurs.

Le plus dur n'était pas mental — c'était physique. Simon n'avait tout simplement pas les muscles pour monter une montagne, et le fait d'avoir couru dès le départ lui a brûlé les jambes instantanément. Le reste du parcours s'est déroulé principalement en forêt, sans grand point de vue — sauf à la toute fin, où de gros bourbiers de boue semblaient vouloir achever les coureurs, pile au moment où une petite douleur au genou de Simon a commencé à faire surface. Il a ralenti.

Aucune stratégie

Se détacher d'Alex, et respirer un peu mieux

« J'avais aucune stratégie — c'était vraiment la première fois, alors j'avais aucune idée combien de temps ça pouvait prendre. J'avais jamais mis les pieds dans une forêt avant ; j'aurais peut-être dû le faire. »
Simon Bonnallie

À un moment, courant encore avec Alex, Simon a senti que son ami voulait pousser mais se retenait pour ne pas le distancer. Simon lui a dit d'y aller — que ça n'allait pas passer pour lui, qu'il allait ralentir. Une fois détachés l'un de l'autre, c'était mieux : plus de pression, chacun sa course.

L'arrivée

Fier, surpris, et pas certain de rien

« J'étais quand même très fier et surpris de ce qu'était le trail. J'ai apprécié la bière, et je me suis dit que c'était peut-être le début de quelque chose — ou pas. C'était pas très clair. »
Simon Bonnallie

Ce que ça a changé

Deux sports, deux sortes d'épreuves

« Ces deux sports sont quand même complètement différents. La route, c'est plus psychologique. Le trail, c'est plus physique. Quoique quand tu commences à faire des ultramarathons, ça devient à la fois physique et psychologique. »
Simon Bonnallie

Ce jour-là a laissé une trace durable. Simon reste fondamentalement un gars de route — mais il a gardé le goût des défis que seul le trail peut offrir. C'est directement cet équilibre qui a façonné le Sexy Pace Collective d'aujourd'hui : des sorties du samedi qui mélangent route et trail, plutôt que de choisir un camp.

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Les sorties du samedi matin sont gratuites, tous niveaux, sans inscription.

Saint-Sauveur, Laurentides · Coaching à distance partout au Québec